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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 00:40

Vendredi soir, nous avons participé à une soirée Marquisienne.

 

Cette soirée a débuté par un show présenté par 3 groupes différents :

 

Soirée marquisienne 1

 

 

Les couleurs marquisiennes sont :

  • le rouge du pouvoir et de la force
  • le jaune de l'espoir et de la jeunesse
  • le blanc divin


 

Soirée Marquisienne2

 

 

 

 

 

Aux îles Marquises, la musique et la danse n'ont jamais cessé d'être sacrées. Réduites à la clandestinité pendant des décennies, comme dans les autres archipels, elles furent sauvées par monseigneur Le Cleac'h, évêque des Marquises de 1970 à 1986, qui autorisa la musique maorie à entrer dans les églises. Il fut l'un des fondateurs de Motu Aka, une association réunissant trois îles de l'archipel, Nuku Hiva, Ua Pu et Hiva Oa, qui organise régulièrement le festival des arts marquisiens.

Les danses marquisiennes expriment un répertoire de légendes, comme celle de l'oiseau, alternativement douce et violente. Elles représentent des rites : "le  putu", la danse la plus sacrée, ne dure que quelques minutes, mais  ne peut pas s'exécuter sans le rituel qui la précède et qui la suit . C'est une danse de guerriers, réservée aux hommes qui se parent de feuilles. Sans accompagnement instrumental, les danseurs chantent avec des voix puissantes, des paroles qui n'ont pas changé depuis les origines. Autre danse marquisienne "le rari" masculine également, s'exécute aussi bien assis que debout, et consiste en mouvements des bras et du torse. Il s'agit d'une danse de groupe, contrairement au "hahi" et au "hota", solos intervenant à des moments déterminés du rituel. Toutes sont brèves. Pas plus de 20 mns, tant les chants sont éprouvants pour la gorge des exécutants.

 

 

Soirée Marquisienne3

 

 

 

 

Chaque famille est dépositaire d'une danse. Et, nul ne la danserait sans la participation d'un des membres de la dite famille. Même marque de respect à l'égard des vieilles femmes du village, auprès de qui on vient périodiquement recueillir les paroles de chants pourtant connus de tous ! Ce retour aux sources permet de rester au plus près des mots originels. Et des figures dansées : les aïeules viennent assister aux répétions et corrigent les écarts.

L'importance accordée aux sonorités vocales s'explique par le fait que la danse marquisienne est entraînée par les chants. Souvent, on supprime même les pahu, à l'exception du plus grand, celui qui donne le tempo: la basse sur laquelle toutes les voix se recalent. Fabriqué dans un tronc évidé de Kuaiki, une sorte de badamier, le grand pahu, qui peut atteindre 2.5 m de hauteur, était jadis tendu d'une peau de requin, aujourd'hui remplacée par une peau de boeuf. Pahu rutu roa (tambour à long battement), était consacré à Tane, dieu de la Beauté. Nul ne pouvait le confondre avec le Pahu nui a te toa (grand tambour de guerrier) ni avec le pahu rutu ma'a na te opu nui (tambour à battre pour la nourriture des ventres augustes), qui avertissait la population que les prêtres avaient besoin d'offrandes pour le marae.

 

Pour ma part j'adore ces danses, plus encore que la danse tahitienne.

 

Après quoi nous avons mangé un plat marquisien : keukeu (prononcer kéoukéou) au lait de coco avec taro, patate douce et banane fei. C'était juste délicieux !!

 

Keukeu

 

Le keukeu est le nom que les habitants des Iles Marquises donnent aux petites chèvres.

 

Voilà pour la recette :

 

Keukeu tunu a’ehi, chèvre au lait de coco


Te keukeu ou la chèvre tuée pendant la chasse, est ramenée dépecée à la maison. Une partie de la viande sera consommée, l’autre partie pourra être salée ou congelée. La conservation par salaison de la viande est envisagée par
manque de congélateur ou pour prévenir de la période de grosse houle, d’avril à septembre.
La viande sera découpée et cuite au lait de coco et au jus de ‘ena (safran d’Océanie) . Ce met est très
apprécié des populations marquisiennes.

Ingrédients :
- Viande fraîche ou décongelée (500 gr.)
- A’ehi  rapé (cocos)
- Rhizomes de ‘ena (deux rhizomes)
- Sel
- Oignons
Préparatrion :
- Découper la viande de chèvre en morceaux selon la taille désirée
- Mettre la viande à cuire dans le faitout (la viande va rejeter l’eau qui va
l’attendrir au cours de la cuisson)
- Jeter le surplus d’eau s’il y en a
- Râper le coco et les rhizomes de ‘ena, filtrer le lait de coco et le curcuma à l’aide
d’un filtre
- Ajouter le lait de coco, le jus de ‘ena, les oignons et saler.
- Laisser frémir le lait de coco, 3 secondes suffisent
- Eteindre le feu en ayant soin de fermer le couvercle du faitout.

Cette nourriture était servie pendant les évènements importants de la vie, aujourd’hui il est considéré comme un plat de tous les jours.

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commentaires

L
<br /> Comment joindre l'utile à l'agréable...Belle soirée...culturelle...et un avant goût des vacances...d'hiver.<br /> <br /> Les Marquisiens sont aussi réputés pour leurs tatouages...A quand les vôtres ???<br /> eric<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> <br /> Il parait que comme tout le monde, nous repartirons avec notre tatouage ! Je demande à voir quand même ! D'autant que nous n'avons pas les traits très marquisiens ni polynésiens d'ailleurs !<br /> <br /> <br /> <br />

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